Le 6 novembre dernier à Genève, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé, ndlr) organisait une convention sur la classification internationale des stupéfiants, au court de laquelle ont été passée en revue différentes substances, dont notre cher et tendre CBD.

 

Cette convention a permis à différentes parties de s’exprimer sur le sujet du Cannabidiol, avec en tête de file, Raul Elizalde, le directeur général de HempMeds (la 1ère société du cannabis a avoir été côté en bourse aux Etats-Unis), qui a pu évoquer son utilisation personnelle du CBD dans le cadre du traitement de l’épilepsie de sa propre fille.

 

Un peu plus d’un mois, plus tard, l’OMS a fait part des résultats à la Commission Nationale des Stupéfiants des Nations Unies. Et selon le rapport préliminaire du comité d’experts, le CBD bénéficie d’une bonne côte, puisque les conclusions suivantes ont été exposées. Les principaux points à retenir sont :

  • Aucun potentiel d’abus ou de dépendance au CBD
  • Aucun problème de santé publique (notamment liés à la conduite)
  • Aucune preuve d’usage récréatif ou de problème de santé associé à l’usage
  • Efficacité démontrée dans le domaine de l’épilepsie
  • Des preuves préliminaires que le CBD pourra être utile dans le traitement de certaines pathologies

 

Si ce rapport est globalement positif, rien n’est encore joué puisqu’il faudra attendre la 40ème réunion du Comité d’experts de l’OMS sur la pharmaco-dépendance (en mai ou juin 2018), à l’issue de laquelle le CBD se verra attribuer un classement dans la liste internationales des substances contrôlées. C’est à la suite de cette dernière phase que nous saurons si le CBD reste légal et accessible à tous, réservé à l’industrie pharmaceutique ou tout simplement interdit.

 

Chez Chanvre à part, nous soutenons l’idée que le CBD doit être classé afin de sortir du flou juridique dans lequel il se trouve en France (ni autorisé, ni interdit), tout en restant accessible au plus grand nombre. On pourra bien sur compter sur les lobbys du secteur médical pour tenter d’influencer vers une décision contraire, mais ce rapport préliminaire viendra forcément lu!i compliquer un peu plus la tâche.

 

Nous rappelons toutefois à nos chers lecteurs que comme de nombreuses substances légales et sures, le CBD peut toutefois interagir avec un traitement médical en court. A ce jour, personne d’autre qu’un médecin ne peut être habilité à vous conseiller du CBD dans le cadre d’un traitement médical. Nous vous conseillons donc de rester vigilants face aux « conseils médicaux » délivrés sur un nombre toujours croissant de groupes Facebook traitant du Cannabidiol.