Comme vous le savez, le CBD est extrait de la fleur de chanvre. Et bien évidemment, plus celle-ci en contient, plus on peut en extraire. Les producteurs de CBD travaillent donc depuis plusieurs années à développer des souches de chanvre à fort taux de CBD. Mais comment celui-ci est-il concrètement extrait de la fleur.

 

Plusieurs méthodes existent et nous ne ferons pas dans cet article un panorama complet. Si les amateurs de procédés d’extraction connaissent l’extraction au butane, à l’alcool ou même à la presse à Rosin, la méthode utilisée par les professionnels est bien plus complexe : le CO2 supercritique.

 

Bien que les laboratoires français soient tout à fait à même d’extraire le CBD et les autres cannabinoïdes sur notre territoire, aucun ne le fait puisque l’exploitation de la fleur de chanvre est interdite dans nos contrées (la fleur de chanvre est considérée comme un déchet et seule la plante entière peut-être valorisée). C’est pourquoi les produits que vous trouvez sur Chanvre à part ou sur nos boutiques concurrentes (mais néanmoins amies) contiennent du CBD produit en Europe ou aux Etats-Unis (également en Chine mais avec une qualité bien inférieure. A éviter).

 

Exemple de machine d'extraction au C02 supercritique (Source : waters.com)

 

La technique d’extraction au CO2 supercritique est réservée aux environnements de laboratoire, puisqu’elle nécessite un équipement couteux, capable de travailler à de hautes pressions. Dans cette technique, à la place du butane et autres éthanols, le solvant utilisé est du CO2 dont la pression est maintenue à plus de 74 bars et la température à plus de 31°C. Dans ces conditions, le CO2 devient un solvant très efficace ayant à la fois les propriétés d’un liquide et celles d’un gaz. Ce CO2 à l’état supercritique est ensuite envoyé dans un extracteur contenant les fleurs de chanvre. Les cannabinoïdes et terpènes sont alors dissouts dans le CO2 qui continue son chemin vers un séparateur. Dans ce séparateur, la pression est abaissée et le CO2 se transforme naturellement en gaz, laissant s’échapper toutes les particules extraites de la matière végétale, qui sont récupérées dans un collecteur sous la forme d’une cire collante. Le gaz est ensuite récupéré et peut ensuite être réutilisé pour un même usage, rendant ainsi la méthode particulièrement écologique.

 

Procédé d'extraction au CO2 supercritique
Procédé d'extraction au CO2 supercritique

 

Cette méthode éprouvée par de nombreux labos dans le monde, a de nombreux avantages. En plus d’être écologique, elle est d’une efficacité redoutable, et permet également de cibler les molécules que l’on souhaite isoler. En effet, s’il est tout à fait possible d’extraire l’intégralité des cannabinoïdes et des terpènes, la méthode permet aussi d’extraire avec une précision chirurgicale. Sans rentrer trop dans les détails, des réglages précis du processus permettent de cibler uniquement le CBD ou tout autre élément.

 

C’est ainsi qu’on peut le retrouver sous forme de cristaux purs à 99% sur le marché. C’est d’ailleurs ce même CBD isolé qui est ensuite utilisé pour la fabrication des e-liquides, de certaines huiles, et de nombreux autres produits sur le marché.

 

Si l’étude des cannabinoïdes du chanvre n’en est qu’à ses débuts, les procédés technologiques d’extraction sont déjà prêts à rendre service.